L’art a toujours fait partie de ma vie, quel que soit sa forme. Il appelle à des émotions intemporelles et universelles ; il parle à notre sensibilité, à notre corps et permet de dire l’indicible. Une fois l’émotion dépassée, l’interprétation arrive ; interpréter n’est pas expliquer, de manière logique et rationnelle mais c’est laisser libre cours à son imagination et à ses émotions pour donner du sens en fonction de ses sensibilités et de sa propre humanité.Je me retrouve tout à fait dans ces mots de Pierre Soulages :
« Ma peinture est un espace de questionnement et de méditation où les sens qu’on lui prête peuvent venir se faire et se défaire. Parce qu’au bout du compte, l’œuvre vit du regard qu’on lui porte. Elle ne se limite ni à ce qu’elle est, ni à celui qui l’a produite, elle est faite aussi de celui qui la regarde. Je ne demande rien au spectateur, je lui propose une peinture : il en est le libre et nécessaire interprète. »
Il y a quelques années, je me suis lancée, m’affrontant à une toile vierge. J’ai alors ressenti une joie et une énergie vitale très nouvelle. Je suis passée « de l’autre côté du miroir », de spectatrice à artiste, laissant mes émotions emplir l’espace de la toile.








